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01/06/2014

Conférence Mme Jacqueline Gourault 15 Mai 2014

 

« Il était une fois… une femme en politique »

 

15 mai 2014 à « la Grange »

à La Chaussée Saint-Victor

 

Jacqueline Gourault

 

C’est sous la forme d’un entretien entre élues que s’est déroulée la conférence-débatfemmes3000 loir et cher,jacqueline gourault avec Jacqueline Gourault : la sénatrice de Loir et Cher s’est prêtée au jeu avec beaucoup de gentillesse, de simplicité et d’humour, pour répondre aux questions croisées de trois adhérentes Femmes 3000 : Catherine Lhéritier, maire de Chouzy-sur-Cisse, Martine Courvoisier, conseillère municipale à Chouzy et Catherine Navard, conseillère municipale à Vineuil pour son 2ème mandat, devant un public d’habitués, d’élus et d’anciens élèves du professeur Gourault.

 

Jacqueline Gourault est née à Montoire sur le Loir, comme un premier clin d'oeil du destion pour sa future carrière de professeur d'histoire et de clin d’œil du destin pour sa future carrière de professeur d’histoire et de femme politique. De son enfance heureuse à la campagne, elle a gardé le bon sens des gens de la Terre, le goût des choses simples et vraies. Dans sa famille aux opinions politiques très éclectiques, avec des repas de famille assez animés entre un père gaulliste et catholique, une mère athée mais très amie avec les bonnes sœurs, un oncle communiste et une grand-mère féministe, elle s’est forgé la liberté d’esprit qui fait sa force. Le jeudi, elle aimait accompagner son père, éleveur et marchand de bestiaux, lorsqu’il allait « villager » à la rencontre de ses clients, de village en village : déjà intéressée par les gens, leur quotidien et leurs soucis. Aujourd’hui elle continue à villager comme son père : sa fonction de sénatrice l’amène à se rendre sur le terrain, à la rencontre des maires et de leurs problèmes.

 

 


 

A la fin de cette période d’enfance insouciante dans une maison très ouverte, c’est à l’âge de 12 ans que Jacqueline Gourault vit une première prise de conscience citoyenne, lorsqu’elle voit des enfants différents arriver à l’école et des voisins qui s’empressent d’installer une grand-mère dans leur résidence secondaire pour éviter qu’elle soit réquisitionnée pour loger des « Pieds-noirs », les réfugiés d’Algérie, suite aux « Accords d’Evian » de mars 1962.

En 1973, ce n’est aucunement l’ambition qui va amener en politique la jeune mère de famille comblée, professeur passionnée par l’enseignement, mais une rencontre fortuite, à la pharmacie de Montoire. La belle-sœur de Valéry Giscard d’Estaing lui demande de tenir la permanence pour la campagne du futur président. Et Jacqueline va alors se passionner pour ce jeune candidat qui représente la modernité : des moyens d'action nouveaux comme le phonisme et des idées neuves.

Au niveau local, c’est Danièle Charron, maire de La Chaussée Saint-Victor, qui lui met le pied à l’étrier en lui demandant de faire partie de sa liste pour les élections municipales en 1983. Décidément, toujours des femmes sur le chemin de Madame Gourault qui sera maire de La Chaussée Saint-Victor pendant un quart de siècle.

Les difficultés qu’elle a rencontrées en tant que femme ? Aucune au niveau local. Au niveau national, on l'a parfois envoyé, pensait on, au casse-pipe, comme aux Législatives de 1993 contre Jack Lang, considérées sans espoir et qu’elle a finalement perdues de peu…

En ce qui concerne la loi sur la parité, elle estime qu’elle était nécessaire pour ouvrir la politique aux femmes, bien qu’elle soit regrettable. 

A la question des qualités spécifiques aux femmes dans le monde de la politique, elle les considère plus solidaires que les hommes et plus libres de leurs prises de décision, car moins obéissantes à leur parti politique et plus ouvertes à la transversalité.

Comment a-t-elle fait pour concilier vie de famille, vie professionnelle et vie politique ? A cette question systématique pour les femmes mais qu’on ne pose jamais aux hommes… Madame Gourault  a répondu qu’elle n’avait jamais rien sacrifié, mais qu’elle a fait des choix pour vivre intensément ses trois vies parallèles : une personne de confiance à la maison et un mi-temps dans l’enseignement qu’elle a exercé pendant 25 ans. Elle s’est engagée avec autant de passion sur le plan local et national. Au niveau local, elle aime le sentiment d’être bâtisseur, d’agir efficacement pour résoudre des problèmes concrets, à l’écoute des gens. Au niveau national, elle apprécie de se sentir utile sur le plan collectif, notamment pour changer le statut des élus.

Les sénateurs sont-ils des vieillards trop payés qui dorment dans l’hémicycle ? Le Sénat n’est plus la « maison de retraite des députés » : il s’est beaucoup renouvelé, avec des sénateurs de 40 ans qui s’investissent réellement.

A la question « vos parents ont-ils été fiers de votre parcours ? » Jacqueline répond de façon touchante qu’ils ont été surtout heureux qu’elle s’épanouisse dans ce qu’elle faisait. La clé de la réussite de cette forte personnalité est peut-être l’amour et la confiance de ses parents, puis de son mari qui l’a toujours encouragée et soutenue.

L’entretien s’est terminé par un portrait chinois. Une valeur : l’honnêteté. Une héroïne : les rebelles. Une date : le 21 avril 1944 qui accorde le droit de vote aux femmes en France. Une devise : Dieu le veut !

Annie Beulin-Weber, présidente Femmes 3000 Loir & Cher

 

 

 

 

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